Notre Top 5 des meilleurs joueurs des années 80 (1980-1989)

Nous allons aujourd’hui poursuivre notre rubrique consacrée aux meilleurs joueurs de l’histoire en nous focalisant sur les années 80, une période qui fut assez riche pour le football mondial avec notamment deux Coupes du monde de légende et un championnat, le Calcio, qui devient une référence. Découvrez sans plus attendre notre Top 5 des meilleurs joueurs des années 80 !

5 – Franco Baresi

Baresi
  • Défenseur – Italie
  • Clubs successifs : AC Milan (1977-1997)
  • Palmarès : 1 Coupe du monde (1982), 3 Coupes des clubs champions (1989, 1990 et 1994), 2 Coupes intercontinentales (1989 et 1990), 3 Supercoupes d’Europe (1989, 1990 et 1994), 6 championnats d’Italie (1979, 1988, 1992, 1993, 1994 et 1996), 4 Supercoupes d’Italie (1988, 1992, 1993 et 1994), 2 championnats de Série B (1981 et 1983)
  • 81 sélections avec l’Italie (1 but)

Surnommé Il Capitano, Franco Baresi est l’une des plus grandes légendes du football italien et son nom reste forcément associé à la gloire de l’AC Milan à la fin des années 80. Homme d’un club, il est considéré comme l’un des meilleurs défenseurs centraux de l’histoire malgré sa taille relativement modeste (1,76). Son numéro 6 a même été retiré du club lombard à l’issue de sa carrière.

Ce joueur emblématique a gagné les faveurs du public milanais en restant au club même lorsque celui-ci a connu les affres de la seconde division. Par la suite, Franco Baresi devient le symbole du Milan du nouveau propriétaire Silvio Berlusconi et le leader incontesté de l’équipe qui se hisse au sommet de l’Europe. En sélection, l’Italien remporte la Coupe du monde 1982 sans jouer une seule minute mais brille avec la Squadra Azzurra lors des éditions 1990 (troisième place) et 1994 (finale).

4 – Marco Van Basten

Van Basten
  • Attaquant – Pays-Bas
  • Clubs successifs : Ajax Amsterdam (1981-1987), AC Milan (1987-1995)
  • Palmarès : 1 Euro (1988), 2 Coupes des clubs champions (1989 et 1990), 1 Coupe des coupes (1987), 2 Supercoupes d’Europe (1989 et 1990), 2 Coupes intercontinentales (1989 et 1990), 3 championnats d’Italie (1988, 1992 et 1993), 2 Supercoupes d’Italie (1988 et 1992), 3 Coupes des Pays-Bas (1983, 1986 et 1987), 3 championnats des Pays-Bas (1982, 1983 et 1985)
  • 58 sélections avec les Pays-Bas (24 buts)

Attaquant phare des années 80, Marco Van Basten reste encore aujourd’hui l’une des références à ce poste. Le Hollandais a d’ailleurs remporté trois Ballons d’or au cours de sa carrière et aurait pu en briguer un quatrième sans des blessures à répétition. Le dernier match de Van Basten a lieu contre l’Olympique de Marseille lors de la finale perdue de C1 1993, à l’âge de 28 ans seulement.

Malgré cette retraite anticipée, Marco Van Basten a eu le temps de marquer l’histoire du football de son empreinte grâce son sens du but, ses gestes spectaculaires, son intelligence de jeu et ses contrôles de balle. Il reste indissociable de ses deux compères néerlandais Frank Rijkaard et Ruud Gullit dans les succès de l’AC Milan et des Pays-Bas, inscrivant au passage de nombreux buts d’anthologie. Tout le monde se souvient encore de sa volée exceptionnelle face à l’URSS en finale de l’Euro 1988…

3 – Zico

Zico
  • Milieu offensif – Brésil
  • Clubs successifs : Flamengo (1971-1983), Udinese Calcio (1983-1985), Flamengo (1985-1989), Sumitomo Metals (1991-1992), Kashima Antlers (1992-1994)
  • Palmarès : 1 Coupe intercontinentale (1981), 1 Copa Libertadores (1981), 4 championnats du Brésil (1980, 1982, 1983 et 1987), 7 championnats de l’Etat de Rio (1972, 1974, 1978, 1979 x2, 1981 et 1986)
  • 72 sélections avec le Brésil (52 buts)

Réputé pour la qualité de ses coup-francs, Zico a illuminé la planète football de toute sa classe au point de gagner le surnom de Pelé blanc. Insaisissable dans ses dribbles et doté d’une excellente vision du jeu, Zico a également inscrit plus de 500 buts au cours de sa carrière, chose plutôt rare pour un milieu offensif. Il devient une vedette mondiale sous les couleurs de Flamengo et donne une grande visibilité au championnat du Brésil.

Le numéro 10 évolue aussi deux saisons en Europe sous les couleurs de l’Udinese. Il inscrit notamment 19 buts en 24 matchs lors de sa première saison dans le Calcio, alors réputé comme le meilleur championnat de l’époque. Seul regret dans la carrière de Zico, le Brésilien n’aura rien gagné avec la sélection nationale et manque même un penalty face à la France lors de la Coupe du monde 1986. L’équipe du Brésil de 1982 et de 1986 reste néanmoins considérée comme l’une des plus belles de l’histoire de la Seleção.

2 – Michel Platini

Platini
  • Milieu offensif – France
  • Clubs successifs : AS Nancy-Lorraine (1972-1979), AS Saint-Etienne (1979-1982), Juventus Turin (1982-1987)
  • Palmarès : 1 Euro (1984), 1 Coupe des clubs champions (1985), 1 Coupe des coupes (1984), 1 Supercoupe d’Europe (1984), 1 Coupe intercontinentale (1985), 3 championnats d’Italie (1983, 1984 et 1985), 1 championnat de France (1981), 1 coupe d’Italie (1983), 1 championnat de France de deuxième division (1975)
  • 72 sélections avec la France (41 buts)

Meilleur buteur de l’histoire de l’AS Nancy-Lorraine, joueur du siècle à la Juventus, joueur français du siècle, triple Ballon d’or et triple meilleur buteur du championnat d’Italie sur trois années consécutives… Les distinctions personnelles ne manquent pas au moment d’évoquer Michel Platini. Ce milieu offensif fut certainement la première icône du football français et a hissé la sélection nationale parmi les plus grandes nations.

Deux ans après les larmes de Séville, Michel Platini remporte l’Euro avec l’équipe de France dont c’est le premier trophée. Il inscrit 9 buts en 5 matchs et survole le tournoi comme rarement un joueur l’a fait dans une compétition internationale. Efficace devant le but, redoutable sur coup-franc et véritable chef d’orchestre de ses équipes successives, Platini méritait amplement le surnom qui lui fut attribué à la Juventus : le Roi Michel.

1 – Diego Maradona

Maradona
  • Milieu offensif – Argentine
  • Clubs successifs : Argentinos Juniors (1976-1981), Boca Juniors (1981-1982), FC Barcelone (1982-1984), SSC Naples (1984-1991), FC Séville (1992-1993), Newell’s Old Boys (1993-1995), Boca Juniors (1995-1997)
  • Palmarès : 1 Coupe du monde (1986), 1 Coupe de l’UEFA (1989), 2 championnats d’Italie (1987 et 1990), 1 championnat d’Argentine (1981), 1 Coupe du Roi (1983), 1 coupe d’Italie (1987), 1 Supercoupe d’Espagne (1983), 1 Supercoupe d’Italie (1990)
  • 91 sélections avec l’Argentine (34 buts)

Pour juger de la trace indélébile laissée par Diego Maradona, il suffit de se rendre en Argentine ou dans les rues de Naples. Un véritable culte lui est toujours voué, plus de 20 ans après la fin de sa carrière. Capable du meilleur comme du pire, un match illustre à merveille le destin d’El Pibe de Oro : en quart de finale de la Coupe du monde 1986, Maradona triche en inscrivant un premier but de la main face à l’Angleterre. Quelques minutes plus tard, il inscrit l’un des plus beaux buts de l’histoire du football en dribblant la moitié de l’équipe adverse.

Des centaines de pages ont été écrites sur la vie tumultueuse du génie argentin et cette source d’inspiration ne sera sans doute jamais tarie. Son goût prononcé pour la vie nocturne, ses coups de sang sur le terrain, sa dépendance à la cocaïne, ses suspensions pour dopage et ses relations troubles avec la Camorra sont sans doute rédhibitoires pour ses détracteurs. Les autres pourront y voir l’image d’un personnage fascinant, voire romanesque, qui parvînt à marquer l’histoire du football malgré de nombreux déboires.

Sur le terrain, Diego Maradona était insaisissable bien que faisant l’objet des tacles les plus violents. Dribbleur hors pair, El Pibe de Oro enchantait les foules par son toucher de balle et ses buts extraordinaires. Il fît de Naples, club modeste du championnat italien, l’une des meilleures équipes d’Europe et mena l’Argentine à deux finales consécutives de Coupe du monde, dont la première fut victorieuse. Certains observateurs estiment d’ailleurs qu’il s’agit de la plus grande performance d’un joueur lors d’une Coupe du monde. Au terme d’une carrière aussi brillante que controversée, il était écrit que Diego Maradona deviendrait l’une des plus grandes légendes de l’histoire du sport.

Nous aurions également pu citer

Les deux autres néerlandais du Milan AC Frank Rijkaard et Ruud Gullit, le Brésilien Socrates, aussi intéressant en dehors que talentueux sur le terrain, le double Ballon d’or allemand Karl-Heinz Rummenigge, son compatriote Paul Breitner, les Français Jean Tigana et Alain Giresse ou encore l’attaquant anglais Gary Lineker.